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Excellence Monsieur le Premier ministre,
Excellence Mme Antoinette Sassou Nguesso, Première
Dame du Congo,
Excellence Mme Hadji Halime Debby, Première Dame du
Tchad,
Excellence Mme Monique Bozizé, Première Dame
de la République Centrafricaine
Excellences Mesdames et Messieurs les ministres,
Excellences Mesdames et Messieurs les représentants
du corps diplomatique,
Monsieur le Maire de Brazzaville,
Excellences Mesdames et Messieurs les représentants
des Organisations Internationales,
Madame Edwige Ebakisse Badassou, Présidente de l’OILD.
Chers participants, chers invités
Quelle satisfaction et plaisir pour moi de me trouver à
Brazzaville pour assister aux Etats Généraux
de la Drépanocytose, devant un panel important d’éminents
experts, médecins et chercheurs venus du monde entier.
Nous sommes aujourd’hui le 14 juin 2005 et il y a
maintenant un siècle que la drépanocytose a
été découverte.
Durant toute cette période les recherches fondamentales
et cliniques se sont régulièrement poursuivies.
Elles ont permis de mieux comprendre ce qu’est la drépanocytose
et notamment, ses modalités de transmission. Elles
ont permis d’améliorer très sensiblement
la qualité et l’espérance de vie des patients.
Toutefois, il reste que la grande majorité des patients
atteints vivants dans les pays du Sud, attendent en vain de
bénéficier des progrès enregistrés.
Et pourtant, le pourcentage important du nombre de malades
justifierait largement qu’ils puissent bénéficier
d’un réel programme de lutte.
Il est urgent que la recherche se poursuive et s’accélère
en vue de trouver un traitement radical de la maladie accessible
à tous. Mais il est également urgent, que les
Etats, que les institutions internationales, soient mis à
contribution pour soutenir et la recherche et les actions
de la santé publique nécessaires pour lutter
efficacement contre la maladie drépanocytaire. Car,
en vérité, la drépanocytose, par sa fréquence,
sa distribution géographique, sa morbidité et
sa mortalité, réunit suffisamment de critères
pour être érigée en priorité de
santé publique. Hélas, la réalité
est qu’il reste beaucoup de chemin à faire pour
arriver à cet objectif, seule condition pour une lutte
efficace contre la maladie.
Cette lutte doit être menée aussi bien à
l’échelle de chaque pays qu’au niveau international.
C’est, convaincues de cette exigence que Mme Sassou
Nguesso et moi-même avons accepté de mener le
combat avec l’Organisation Internationale de Lutte contre
la Drépanocytose dont nous considérons les objectifs
et le plan d’action suffisamment pertinents.
C’est ainsi que, depuis l’année 2003,
prenant conscience de l’ampleur de la drépanocytose
au Sénégal, en Afrique et dans le monde, nous
avons mené des actions dans nos pays et au niveau international,
notamment en appuyant localement les activités des
acteurs engagés dans la lutte contre la drépanocytose
et en participant activement aux activités de sensibilisation
de l’OILD en direction de la communauté internationale.
Au Sénégal, nous nous sommes engagés
dans des activités d’information et de sensibilisation
des populations et des autorités, en soutenant les
démarches menées dans ce sens par les médecins
spécialistes et l’Association Sénégalaise
de Lutte contre la Drépanocytose.
C’est ainsi que nous avons obtenu de l’Etat Sénégalais
son engagement pour la réalisation à court terme
d’un centre de référence pour le dépistage
néonatal, la prise en charge des patients, la formation
et la recherche sur la drépanocytose.
Nous pensons que ce centre servira de tremplin pour la mise
en œuvre des autres stratégies que sont : Le diagnostic
et le traitement approprié de la maladie aux différents
niveaux de la pyramide sanitaire,
Mais, surtout, pour un programme d’information et de
sensibilisation des populations pour une prévention
primaire de la maladie.
Nous avons bon espoir que le 3ème Congrès
International de l’OILD que nous allons accueillir à
Dakar en 2006, participera à cette dynamique en plus
de l’impact international attendu.
Sur le plan international justement, nous soutenons le plan
d’action de l’OILD en vue de la reconnaissance
de la drépanocytose comme priorité de santé
publique.
Notre participation à l’Appel des Femmes en
Juin 2003, à la Campagne Internationale de Sensibilisation
en Novembre dernier et aux Etats Généraux de
la drépanocytose aujourd’hui, s’inscrit
dans cette logique.
Parallèlement, le Sénégal apporte son
soutien politique aux côtés du Congo pour l’adoption
par l’Union Africaine, l’Union Européenne-ACP
et les Nations Unies, des résolutions proposées
par l’OILD pour la reconnaissance de la drépanocytose
comme une priorité de santé publique.
Je ne saurais terminer mon propos sans adresser mes vives
félicitations à ma sœur, Mme Antoinette
Sassou Nguesso pour sa détermination dans sa lutte
contre la drépanocytose, et à travers elle,
le Congo qui a bien voulu accueillir les Etats Généraux
de la drépanocytose dont nous attendons beaucoup.
J’ai la certitude qu’avec l’engagement
de tous nous atteindrons nos objectifs pour le bénéfice
de toutes les familles qui à travers le monde souffrent
de cette terrible maladie et à qui nous adressons un
message d’espoir.
Je vous remercie de votre attention.
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