Madame Antoinette SASSOU NGUESSO,
Première Dame de la République du Congo ;
Mesdames les Premières Dames et Chères Sœurs
;
Honorables Invités ;
Mesdames, Messieurs,
Vous me permettrez, tout d’abord, d’adresser
mes très sincères remerciements, à ma
sœur Antoinette, pour l’heureuse initiative qu’elle
a prise en organisant cet important Forum sur le Drépanocytose.
La Drépanocytose, maladie congénitale liée
à la présence dans le sang, d’une hémoglobine
anormale, est la plus répandue en Afrique, au sud du
sahara. Au Mali, elle concerne en moyenne 15% des individus,
dans ses différentes formes.
Cela en fait une priorité de santé publique.
Dans les pays développés, l’espérance
de vie moyenne de la drépanocytose est de 5% ans ;
elle s’est considérablement améliorée,
ces dernières décennies, grâce au diagnostic
précoce, de la maladie et un suivi médical des
patients, dans les centres spécialisés, crées
à cet effet.
Au Mali, et dans la plupart des pays d’Afrique au
sud du Sahara, la majorité des drépanocytaires,
meurent avant l’âge de 10 ans. Et pour cause :
l’absence d’une politique de diagnostic précoce
de la maladie, l’insuffisance du personnel de santé
spécialisé, dans le traitement de cette pathologie
et la prise en charge médicale non satisfaisante des
malades.
C’est dans cet environnement difficile, pour les malades
et pour leurs familles, qu’il a été crée
en 1990, l’Association Malienne de Lutte contre la Drépanocytose.
Cette initiative, a été le point de départ
d’une plus grande mobilisation, contre ce fléau.
Le Programme de sensibilisation de l’Association, a
permis d’améliorer, la prise en charge des Drépanocytaires
sur le plan médical et socio économique.
Elle a contribué également à la formation
du personnel sanitaire avec le soutien de l’Organisation
Mondiale de la Santé (OMS). Les pouvoirs publics ont
mis en place une structure de lutte contre les maladies non
transmissibles pour conduire les réflexions sur la
politique nationale de prise en charge de la Drépanocytose.
Dans ce sens, un plan stratégique est en cours d’élaboration.
Mesdames les premières dames ;
Mesdames, Messieurs,
Toutes ces actions dénotent, une prise de conscience
de plus en plus grande dans nos pays. Nous devons contribuer
à nous mobiliser, car la drépanocytose est une
maladie qui présente de lourdes conséquences
sur la vie de l’enfant, sur celle de sa famille et sur
la société en raison du coût thérapeutique
très élevé.
Selon certaines estimations, le coût moyen de traitement
d’une crise drépanocytaire est de l’ordre
de 41.000 FCFA, soit près de 63 euros. La prise en
charge des malades n’est pas seulement une épreuve
au plan économique pour les familles ; elle exige aussi
une présence de tous les instants de la mère
auprès de l’enfant malade. Il s’agit pour
nous de marquer une solidarité à l’endroit
des mères dont la vie professionnelle, familiale est
affectée, par les effets de la drépanocytose.
Par conséquent, nous devons renforcer notre plaidoyer
auprès des gouvernements et nos partenaires au développement
pour la création de centres spécialisés
et la mise en place de systèmes d’information
et de sensibilisation sur la maladie et ses implications car
la défense des enfants Drépanocytaire et de
leurs familles nous interpelle.
Mesdames les premières dames, chères sœurs
;
Mesdames, Messieurs,
Ce forum de Brazzaville donnera, j’en suis sûre,
plus de visibilité aux actions entreprises dans nos
pays contre une maladie assez peu connue de nos populations.
A la différence du paludisme ou du sida, la drépanocytose
est une maladie beaucoup moins médiatisée, même
si elle touche un nombre significatif d’Africains.
L’engagement des Premières Dames, donnera à
la lutte, une nouvelle dimension.
Pour terminer, je renouvelle mes sincères félicitations
à Madame Antoinette Sassou Nguesso, qui nous donne
l’occasion de réfléchir sur le problématique
de la drépanocytose. Je souhaite plein succès
aux travaux de Brazzaville.
Je vous remercie.
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